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ADALBERTO LOPES – L’EX-FOOTBALLEUR, LA RÉUSSITE D'UN ENTREPRENEUR.

Écrit par François-Mary Bourreau

Adalberto Lopes cet ancien footballeur brésilien est l’une des plus belles réussites sur le plan de la reconversion professionnelle. Il a su avec beaucoup d’intelligence et d’à-propos, passer du succès éclatant des stades à une réussite d'entrepreneurs.

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Adalberto Lopes - photo BFM/brasil-infos copyright

Adalberto Lopes est né à São Paulo. Son père passionné de football l’a encouragé tout naturellement pour intégrer l'équipe várzea. A 13 ans, après avoir passé un test d’évaluation il a commencé sa carrière dans le club Corinthians Sport. Adalberto est également passé par São Paulo Futebol Clube. La famille a décidé de déménager à Vitória - ES, quand son père a reçu une proposition pour travailler comme représentant commercial pour une compagnie de carrelages céramique.

Dès son arrivée à Victoria il a continué de jouer dans le club Desportiva Ferroviária dans lequel par ailleurs il est devenu pro à 17 ans.

Un parcours prestigieux

C’est après avoir passé par le club Rio Branco qu’à 19 ans, il a été choisi comme le meilleur joueur des professionnels de championnat de l'État. En 1973, il a joué pour le club de Vitória à Bahia, avec Osni, Mario Sergio et les autres joueurs bien connus de cette époque. Il eu notamment l'occasion de voyager pendant 65 jours à l'étranger, en jouant en Tchécoslovaquie, mais aussi en Pologne, la Roumanie, la Grèce, le Liban, l'Egypte, la Tanzanie, le Botswana, le Lesotho, le Swaziland et Pretoria, en Afrique du Sud. Il s'est marié en 1975 et en 1976 a été embauché par le club Fluminense à Rio de Janeiro. “La machine“ c’est ainsi qu’il appelle cette équipe d'étoiles du football, dans laquelle il y avait notamment les joueurs Rivelino, Paulo César Caju et Carlos Alberto Torres. L'équipe Carioca fut championne la même année, en jouant contre le club Vasco da Gama. Après, Adalberto a encore changé pour intégrer Fortaleza Football Club. En 1978, il est retourné au club Rio Branco, où il est resté jusqu'en 1982. A cette époque, parallèlement à son activité sportive il a terminé les deux facultés: Faesa- Faculdades Integradas Espírito-Santense, où il s'est spécialisé en administration et UFES- Universidade Federal do Espírito Santo, où  il a fait son éducation physique.

Adalberto est resté au club Rio Branco jusqu’à ses 29 ans ou il a terminé sa carrière de footballeur. A l’âge de 30 ans, Adalberto a travaillé comme entraîneur aux côtés du coach  Vanderlei Luxemburgo.

Adalberto a quitté les pelouses en 1987 pour prendre ensuite le relais en tant que vice-président de la Fédération de Football de l'Etat.

Après quelques mois, il a estimé qu'il était temps pour lui d’exercer ses talents d'homme d'affaires. C’est alors qu’il a reçu une proposition d'une compagnie artisanale de planchers et céramiques située à Recife pour la représenter à Vitória. "Les ventes se sont bien déroulées grâce à l'essor du marché de l'immobilier de Victoria. J'ai vendu beaucoup et suis arrivé à la troisième place des ventes au classement national“, explique Adalberto. “J'ai beaucoup appris avec cette entreprise qui a été très appréciée sur le marché“.

À l'une de ces réunions de travail à Guarapari, Adalberto à rencontré Nils un spécialiste suédois en conception d'éclairage “Light Design. "Nils s'est intéressé à mon travail et m'a invité à représenter la marque de l’entreprise à Victoria. J'ai dit que je ne savais rien au sujet de la conception de l'éclairage, mais Nils a fait confiance en mes capacités. Il avait déjà fait la Casa da Dinda, à l’époque où le Président Fernando Collor avait occupé le bureau à Brasilia. J'ai passé 15 jours à voyager avec Nils pour apprendre le métier“.

J'étais pratiquement poussé malgré moi vers l'industrie de l'éclairage

“Nous avons réalisé de grands projets comme l'ambassade de Belgique et la Casa da Shell à Brasilia.

J'étais pratiquement poussé malgré moi vers l'industrie de l'éclairage, je n'ai pas choisi, c'est le destin qui m'a fait suivre cette voie.

Lorsque je suis retourné à Vitória, j'ai loué un immeuble commercial et l'ai transformé en salle d'exposition. Mais dès le début, j'ai cependant réalisé que les gens à cette époque n’étaient pas intéressés par les projets d'éclairage. Les ventes ont été concentrées dans les lampes - j’ai rapidement constaté que l'affaire ne fonctionnerait pas ainsi que je l’avais imaginé au début. Après un délai de 15 jours j'ai appelé Nils, lequel m'a dit d’organiser une réunion avec les décorateurs de la région. A cette époque, le Shopping Vitória devait être inauguré et grâce à ce partenariat il m’a été possible de faire 62 projets commerciaux. C'est alors que notre activité a enfin décollé. J'ai continué mon apprentissage dans cette ligne de conception d'éclairage et fondé le Studio Design. Cela fait près de 20 ans que ce Studio Design existe et que j’exerce cette activité  spécialisée dans les projets d’illuminations résidentielles, commerciales, home theater, domotique, avec le slogan Apresentando o Futuro (Présenter le Futur).

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Studio Design - photo BFM/brasil-infos copyright

www.studiodesign1.com.br

“L'être humain est comme un papillon de nuit“

"La lumière est contagieuse et les clients sont impressionnés par les projets. L'être humain est comme un papillon de nuit, il est attiré par la lumière. L'éclairage rehausse le décor“. “Je suis fier d'avoir des clients fidèles qui reviennent après une longue période. Il est fréquent toutefois de faire des projets pour une génération dans la même famille, toujours soutenu par ma réputation“, explique Adalberto avec un petit brin de fierté dans la voix.

“Je n'ai jamais pensé à prendre ma retraite. Je supervise aujourd'hui la société aux côtés de mes trois enfants, l’un Brunno travaille le côté d'éclairage, l’autre Junior sur l'audio et la vidéo et ma fille Natalia, qui s'occupe de toute la partie financière de l'entreprise. Donc, je gère meilleur mon temps libre, je prends aussi soin de moi. Le football m’a beaucoup aidé dans ma carrière d’entrepreneur. J'ai appris à avoir de la discipline en tant que joueur, j'essaie de prendre soin de ma santé et maintenir ma qualité de vie. Pour se maintenir en forme, au programme : tennis, pratique physique à l’académie de gym le matin, puis je vais au studio pour enregistrer le programme TV Sport Capixaba pour la chaîne Rede Bandeirantes.

Je suis extrêmement reconnaissant à la télévision pour me donner son appui. Aujourd'hui, je suis encore plus qu'avant reconnu et apprécié par les médias – Je continue à avoir la reconnaissance et le charisme du public. Ceci je dois le reconnaître, me fait du bien.

Je suis déçu par le Brésil. Malgré notre richesse naturelle et notre peuple de par nature hospitalier, je vois néanmoins qu’il manque encore beaucoup, notamment la morale, l'éducation routière, une santé de qualité, la gestion des ressources financières, etc.

Je me demande avec une certaine appréhension comment sera la Coupe du Monde 2014 sans infrastructures et des services adéquats. Cependant, je crois qu'ils vont accomplir un grand événement.

J'adore voyager. J'ai visité beaucoup de pays jusqu’à ce jour, mais je suis un amoureux inconditionnel de  Paris pour son architecture, et sa culture laquelle restera toujours l'une de mes villes préférées. J'ai aussi beaucoup apprécié cette expérience de voyager avec mes enfants. C'est au cours de ces voyages que j'ai vu combien ils sont responsables.

La famille c'est tout. Mes meilleurs amis dans la vie: mes enfants, mes petits-enfants, ma femme et mes filles.

Je suis très heureux et me sens pleinement réalisé“.

Propos recueillis par François-Mary Bourreau pour brasil-infos.com

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