"Cronica capixaba"

Ecrit par François-Mary Bourreau

Une fois par mois, nous allons partir à la découverte de l’Espírito Santo et présenter aujourd’hui pour une première approche cet état brésilien situé à mi-parcours entre Rio de Janeiro et Salvador, Bahia – Dans lequel, même s’il ne fait pas parler de lui, il se passe toujours quelque chose… Au fil des reportages et interviews, nous resterons pour vous à l’affut des bons plans qui sont multiples dans cette région.

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Bien que l’Etat de l’Espírito Santo soit l’un des plus petits du Brésil par sa superficie, c’est aussi le plus développé sur les plans économiques et culturels. Il reste pourtant dans le secteur touristique international le plus méconnu par delà les frontières voir même complètement ignoré par l’Europe entière quand à sont existence au profit des destinations plus à la mode telles que Rio de Janeiro, Búzios, Brasília, Salvador de Bahia, Fortaleza ou même de São Paulo dans le domaine des affaires et de l’industrie.

 

Un fleuron de la culture bio

Dans la région montagneuse de "Domingos Martins" qui est une zone très fertile, l’on y trouve parmi les grandes exploitations agricoles diverses cultures organiques fruits et légumes, de même qu’un élevage abondant, mais aussi du cacao et principalement le café qui est la grande spécialité de l’Espírito Santo... Mais pas seulement, l’état renferme notamment d’importants gisements de minerais, source principale de l’économie à l’export à destination de la Chine, le principal client.

La population métissée de l’intérieur de l’Etat, appelée aussi "capixaba " est composée en grande partie par ordre décroissant d’africains et indigènes, d’immigrants italiens, allemands, poméraniens, hollandais, polonais, suisses, mais aussi français. Ces derniers bien qu’invisibles, sont au nombre de 200 environ suivant le dernier recensement du Consulat de France.

Le tourisme vert

Cette région montagneuse est aussi un lieu luxuriant, propice pour les grandes randonnées, "le sport radical", le canyoning et l’éco-tourisme qui se développe rapidement. Le site touristique le plus connu pour son panorama est "la Pedra Azul " ou l’on peut y trouver bon nombre de "pousada" le long de sentiers pédestres.

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Une économie enviable

Vitória la capitale capixaba ne compte pas moins de trois zones portuaires importantes, ce qui en fait le deuxième point stratégique à l’exportation dans le pays après Santos. C’est aussi l’une des villes les plus anciennes du Brésil. L’essor de la cité se fait à travers un potentiel d’industries telles que Arcelor-Mittal, Vale, Petrobras, Garoto (fabrique de chocolat)… Mais aussi combien d’autres moyennes et plus petites qui constituent un véritable tissu économique non négligeable. C’est sans nul doute un lieu favorable pour investir et développer son entreprise. Les structures universitaires sont importantes, modernes et de qualité.

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Douceur de la vie tropicale

La cité Capixaba environnée de montagnes est assise sur une multitude d’iles à l’identique et copie-conforme de sa consœur Rio de Janeiro, avec en moins le "Corcovado". Toutefois, la vista du "Convento da Penha" à Vila Velha compense très largement ce manque. Sous cette latitude le climat est tropical, l’hiver y est pour le moins très doux.

La population en majeure partie très jeune est dynamique, elle anime avec insouciance les nombreux quartiers nocturnes au son de la musique rythmée du samba et forro traditionnel – Principalement sur un périmètre fréquenté par une jeunesse dorée qui porte le nom de "Triângulo das Bermudas". Serait-ce un lieu de perdition pour certain ? Ce n’est pas certain.

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Le capixaba ressemble à s’y méprendre au carioca et pour cause… Beaucoup sont originaires de cet état voisin – On y retrouve le culte du corps carioca sous toutes ses formes et ce côté sportif de le mettre en valeur ostensiblement sur le boulevard qui longe les 8km de plage "Camburi" soit très tôt le matin ou en soirée… A vélo, roller, snowboard ou tout simplement à pied. C’est selon le choix de chacun sans aucun complexe.  

Sans oublier comme il se doit après l’effort, d’acheter auprès des nombreux vendeurs ambulants cette "água de côco bem gelada" réparatrice, dont les bienfaits ne sont plus à démontrer.

C’est aussi cela la vie "Capi" au quotidien ! Elle fait penser de toute évidence par sa similitude à l’esprit de vie Californien "Malibu" ou "Miami" en Floride…  Mais à l’ombre des cocotiers, la pollution en moins.

François-Mary Bourreau journal (brasil-infos.e-monsite.com)