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17 festival du cinema bresilien a paris

Le Festival du cinéma brésilien bat son plein, il est temps de vous présenter les films du week-end !

Le Festival du cinéma brésilien bat son plein, il est temps de vous présenter les films du week-end !

Les premiers jours de festival nous ont apporté du soleil, continuons sur notre lancée avec le beau programme de la journée du vendredi 10 avril :

A 13h30, embarquez pour le Salvador de Bahia des années 30 sur les pas de Jorge Amado : Pedro Bala, Professeur, le Chat, Patte-molle et Sucre d'Orge, les Capitaines des sables filmés par Cecília Amado, vous attendent !

A 15h30, insurgez-vous avec les Grands-mères de la Place de Mai qui luttent pour retrouver les 500 bébés volés de la dictature argentine. Le réalisateur Alexandre Valenti viendra nous parler de leur long combat.

A 17h30, soyez surpris par la pétulante Betty Faria dans le film Histoire de Fausta, de Bruno Barreto. Sélectionné au festival de Cannes 1988, ce film a obtenu le prix du public et de la meilleure actrice au festival de Rio de Janeiro de l'année suivante.

A 19h30, vous serez touché par Serginho, le héros d'Absence à la quête d'une place dans un monde qui l'a forcé à grandir trop tôt. Sélectionné au festival de Berlin 2015, ce film de Chico Teixeira a séduit la critique internationale. Et vous ?

A 21h20, finissez la soirée en beauté avec Tim Maia, le Barry White brésilien, dans un biopic de Mauro Lima. Créatif, transgressif, explosif, celui qui a injecté du funk et de la soul dans la musique brésilienne a marqué sa génération et les suivantes avec les tubes "Não quero dinheiro (so quero amar)" et "Que beleza", entre de nombreux autres. 


Samedi 11 avril, le week-end s'ouvre en beauté avec Les Doux Barbares, de Jom Tob Azulay, à 13h30. Retrouvez Maria Bethânia, Caetano Veloso, Gilberto Gil et Gal Costa dans ce documentaire qui vous entraîne dans leur tournée de 1976 à travers le Brésil. En résumé : Maria Bethânia en majesté, des turbans, de la contestation, des cheveux longs, Gilberto Gil dans un invraisemblable justaucorps blanc à traîne et beaucoup, beaucoup de bonne musique ! 

A 15h30, Susana Lira vous fera découvrir Les Dames de la samba : interprètes, danseuses, ouvrières, muses, carnavalescas, prêtresses, elles nous rappellent si besoin était que la samba est aussi une histoire de femmes !

A 17h30, restez dans le rythme avec Samba & Jazz : Rio de Janeiro - New Orleans, de Jefferson Mello, et observez les similarités entre deux villes éloignées géographiquement mais qui partagent une vraie passion pour la musique.

A 19h30, rendez-vous avec Lírio Ferreira et son nouveau long-métrageSang Bleu, qu'il présentera en avant-première. Dans cette oeuvre polémique à la narration éclatée et aux images somptueuses, le très talentueux réalisateur pernamboucain frappe à nouveau un grand coup et nous montre l'étendue de son talent.

A 21h50, laissez-vous émouvoir par l'histoire d'amour de Bonne chance. La réalisatrice Carolina Jabor, qui présentera la séance en avant-première européenne, y filme avec délicatesse Deborah Secco, magnifique dans son rôle de séropositive qui fait reprendre goût à la vie à un adolescent. 


Dimanche 12 avril, séance de rattrapage à 14h : si vous n'avez pas pu venir à la cérémonie d'ouverture, c'est le moment de vous enthousiasmer pour Trinta, dont le réalisateur Paulo Machline a reçu une ovation mardi ! 

A 16h, découvrez une héroïne discrète avec le documentaire Nul ne me privera de mon vécu : le réalisateur Caco Ciocler sera présent pour vous parler d'Aracy Moebius de Carvalho, qui grâce à ses fonctions au Consulat du Brésil de Hambourg a pu sauver la vie de juifs poursuivis par le nazisme. 

A 18h, prenez le temps de réfléchir au temps en assistant à Combien de temps le temps a-t-il ?. La réalisatrice Adriana L. Dutra et le philosophe français André Comte-Sponville viendront débattre avec vous de la question à l'issue de cette projection en avant-première mondiale.

A 20h, Joel Pizzini vous présentera le grand chanteur Ney Matogrosso, à qui il a consacré le documentaire Oeil nu. Un artiste prolifique et audacieux à la voix de contre-ténor, une bête de scène qui a scandalisé le Brésil des années 70 et qui continue de nous surprendre.

Le week-end s'achèvera avec Castanha, de Davi Pretto, à 22h. Une fiction ? Peut-être, mais son personnage principal est aussi l'acteur qui le joue. Entrez dans le monde de Jõao Carlos Castanha, acteur et transformiste, il ne vous laissera pas indifférent…


Pour en savoir plus sur ces films, courrez vite sur le site du festival et retrouvez-y photos, bandes-annonces et synopsis.

A très vite !

Capitaes

Sangue azul

Castanha

 

L'ouverture est mardi 7 avril à 20h30 avec l'enthousiasmant Trinta, de Paulo Machline, plongée dans le milieu du carnaval présentée par son réalisateur ainsi que son scénariste Cláudio Galperin.

Le lendemain - mercredi 8 avril -, nous commencerons par ravir le jeune public à 14h avec Le Garçon et le monde, bijou d'animation suivi d'un atelier d'arts plastiques ;

ensuite nous passerons, à 16h, au mémorable Dona Flor et ses deux maris, de Bruno Barreto. Un José Wilker au meilleur de sa forme séduit la grande Sonia Braga dans cette adaptation du surréaliste roman de Jorge Amado ;

nous poursuivrons à 18h30 avec Tout près de Bethânia, d'Eduardo Escorel et Júlio Bressane, qui nous fait découvrir une star à l'aube de sa carrière - la déjà talentueuse Maria Bethânia ;

la soirée s'ouvrira à 19h30 avec Jamais trop vieux pour miauler, de Rafael Primot : un huis-clos virtuose entre deux femmes qui pourraient bien vous emmener sur des chemins inattendus ;

nous clorons cette première journée à 21h30 avec Casa Grande, de Fellipe Barbosa. Yohann Cornu, le distributeur du film, sera présent pour parler de cette fiction mi-drame social, mi-comédie sur l'adolescence…

Jeudi 9 avril, le voyage continue avec de nouvelles réjouissances :

à 13h30, rappelez-vous vos émotions d'enfance en suivant les aventures de Zézé, le héros de Mon bel oranger, film réalisé par Marcos Bernstein d'après le roman de José Mauro de Vasconcelos. José de Abreu, qui joue Portuga, l'ami de Zézé dans le film, nous fera l'honneur de sa présence ;

voyez ou revoyez ensuite, à 15h30, Le Baiser de la femme araignée, inoubliable film d'Hector Babenco tiré de l'ouvrage de Manuel Puig. La prestation de William Hurt, récompensée d'un Oscar et d'un prix d'interprétation au festival de Cannes, ne devrait pas manquer de vous toucher ;

18h, c'est l'heure de danser : avec Samba & Jazz – Rio de Janeiro – New Orleans Jefferson Mello vous entraîne dans un voyage musical passionnant. Il sera présent pour parler avec vous de son documentaire !

on ne quitte pas tout à fait la musique, mais on l'apparie avec la poésie à 20h : Marcio Debellian présentera en avant-première son documentaire (Le vent au-dehors), dans lequel l'incomparable Maria Bethânia nous fait partager son amour pour le poète portugais Fernando Pessoa ;

enfin, on finit en beauté à 21h30 avec Yvone Kane, film sensible de la talentueuse Margarida Cardoso, qui revient sur le passé colonial du Portugal à travers le parcours d'une femme blessée. La réalisatrice sera présente pour cette avant-première.

Si tant de belles propositions vous laissent indécis et que vous ne pouvez assister à toutes les séances, les bandes-annonces présentes sur le site du festival vous aideront à faire votre choix !

Fcbp15 kv

Trinta

Yvone kane